La Course aux km/h en pump foil🚀 qu'est-ce qui fait aller un foil vite ?
Tu penses que seule compte une petite aile de 600-800 cm², et que le stab ne joue pas ? Le modèle est d'accord sur la première partie… et pas du tout sur la seconde.
+ tes watts de sprint.
🎛️ Ta vitesse max
La vitesse pure se joue en anaérobie. Deux échelles : le sprint tenu (30 s-1 min : 400-600 W pour un sportif, 700-900 W pour un très bon athlète) et la pointe de course (10-20 s : un coureur entraîné monte à 1 000-1 400 W — c'est là que se font les 30-38 km/h des races).
🔬 Qu'est-ce qui te fait gagner (ou perdre) des km/h ?
Effet de chaque changement sur ta Vmax, à sprint égal. Vert = plus vite, rouge = plus lent.
🏆 Le combo parfait (selon TES watts)
Optimisation sous contrainte pump : il faut une fenêtre de vol d'au moins ~4 km/h pour monter en vitesse en pompant. Résultat : plus t'as de watts, plus petite est la lame que tu peux te permettre — c'est la fenêtre qui décide, pas le catalogue. Calculé pour 75 kg, sans straps.
Profil fin, stab 50, mât 13 mm → ~27 km/h, fenêtre de vol 22-27 km/h. La lame de 550 décroche trop haut : pas de fenêtre pour la lancer à ces watts.
Profil fin, stab 50, mât 13 mm → ~30 km/h, fenêtre de vol 26-30 km/h. La petite lame de ton intuition — mais elle exige ce moteur-là (et des straps pour viser plus haut).
🧾 Le verdict, en 5 cartes
Le frottement de l'aile coûte surface × v³ : à 25 km/h, chaque cm² se paie cher. Passer d'une aile de croisière (1500 cm², profil moyen) à une lame de 700 cm² fine ≈ +7 km/h à 800 W. Et une petite aile ne peut pas voler lentement — elle t'oblige à la vitesse.
Par cm², le stab est l'appendice le plus sale du foil (il travaille dans l'eau perturbée, souvent chargé). Un stab 200 coûte ~3,5 km/h face à un stab 50 — autant que changer d'aile ! Même un stab 100 laisse ~1,3 km/h. Les setups de vitesse courent en stab minuscule pour une raison.
Même à 25 km/h, rester en l'air coûte ~10 N si l'envergure est courte. À surface égale, allonger l'aile réduit cette facture sans ajouter de frottement. La limite est ailleurs : rigidité, contrôle, virages — pas l'hydrodynamique.
Pieds libres, tu ne peux que pousser — la moitié du cycle est perdue. Strappé, tu tires aussi à la remontée : ~+20 % de rendement ≈ +2 km/h à watts égaux. Et le modèle colle au réel, calibré sur de vraies lames (Takoon Flow, GONG Veloce H — AR ~10, ~11 % d'épaisseur) : strappé sur une 600, 30 km/h ≈ 750 W, 33 km/h ≈ 1 000 W… et le ~37 km/h du champion de France ≈ 1 300 W de pointe — exactement le pic d'un sprinteur de haut niveau. Cohérent.
La puissance requise grimpe au cube de la vitesse : pour aller 2× plus vite, il faut 8× plus de watts. Doubler ton sprint ne donne que +26 % de Vmax. La vitesse pure est d'abord un exercice de sprinteur — puis de matos.